Ils la voulaient cette victoire. Ils ont tout mis en oeuvre pour l'obtenir. Et ils l'ont eue. ILS L'ONT FAIT. Eux-aussi. Pour le plus grand plaisir de la délégation bégarroise qui s'était déplacée en nombre à Lannion, au stade de l'IUT, sur le synthétique. Alors, à vous aussi, chapeau messieurs les 18 ans A dirigés par Julien Anthoine, Eric Wavelet et Armel Hamon. Qu'il était beau ce Blanc et Noir bondissant et resplendissant devant le banc de touche à la fin du match. Chapeau parce que vous avez réalisé un grand match face à une équipe déjà supérieure hiérarchiquement en temps normal mais en plus renforcée par des 18 ans lannionnais évoluant d'ordinaire en seniors A (DH) ou B (DSR). Lionel Méril, le manageur général du CS Bégard, vous l'avait dit : "sur un match, tout est possible." Tout est réalisable. La preuve ! "Nous avons fait une superbe première mi-temps", reconnaîtra Julien Anthoine. Dès la 9' minute, Clément Quillin donne l'avantage à ses couleurs en décochant une superbe frappe des 35 mètres qui finit sa course dans le but lannionnais. Bien en place, produisant un football alerte, précis et séduisant, les Blanc et Noir sont maîtres du terrain et inscrivent un deuxième but à la demi-heure de jeu par Fabien Wavelet sur une belle action personnelle. 2 à 0 à la mi-temps, on peut imaginer le discours tenu par Juju et Eric dans les vestiaires. Les Bégarrois reviennent sur la pelouse avec la ferme intention de ne pas se laisser surprendre et, dans ce second acte, toujours bien en place, ils feront preuve d'une grande solidarité pour préserver leur cage inviolée... jusqu'à la 87' minutes et la réduction du score pour Lannion. Les trois dernières minutes, auxquelles l'arbitre (qui ne se laissa pas impressionner par les tentatives d'intimidation lannionnaise) ajoutera cinq minutes de temps additionnel ont semblé durer une éternité. Aux trois coups de sifflet, les Bégarrois pouvaient laisser éclater leur joie. Battus 1 à 0 dans les arrêts de jeu l'an dernier par les mêmes adversaires, sur le même terrain et au même stade de la compétition, ils s'imposaient cette fois-ci de la plus belle des manières. L'occasion était trop belle pour Fabien Wavelet de sabrer le champagne pour le partager avec ses co-équipiers et dirigeants dans les vestiaires, histoire de fêter comme il se doit son anniversaire. Ivre de bonheur.